L'insoluble problème de la
présence sur terre (2000)
Broché - Edition
Climat
Présentation de l'éditeur :
Une chasse à l’homme, quelque part en Europe, dans une région
montagneuse où les senteurs de la forêt ne parviennent pas tout à
fait à faire oublier la puanteur d’innombrables charniers.
L’enthousiasme hystérique de jeunes femmes modernes et leurs
déclarations d’amour inconditionnel au temps présent. Une stratégie
organisationnelle inédite destinée à améliorer le rendement d’une
PME. La description d’un rituel (post-mortem ? d’outre-tombe ?)
accompli par un petit groupe de personnes, appelées les «
accueillants ».Un pétrolier échoué sur une plage à la suite d’une
épouvantable tempête, dont l’équipage désespère de pouvoir repartir
un jour. Une inquiétante conférence montrant de quelle manière le
vivant résoudra enfin le problème de sa présence sur terre par
l’abandon définitif du Sens. Mais aussi, tout de même, la fraternité
des habitants de deux impasses jumelées, l’une française, l’autre
espagnole.
Bref, la description d’un monde où ne reste plus à l’homme qu’une
seule chose à abandonner : l’idée de lui-même.
Quatrième de couverture :
"La description en neuf textes, d'un monde où ne reste plus à
l'homme qu'une seule chose à abandonner : l'idée de lui-même. Alain
Monnier poursuit l’élaboration d’un univers romanesque dont le
climat, rappelant parfois la Trieste fin de siècle d’Italo Svevo, se
mêle à certains moments à un ton proche de la science-fiction. De là
une impossibilité flagrante pour le lecteur, plongé dans le trouble,
de dater certaines de ces histoires, comme de s’en détacher.
S’entrecroisent pourtant entre ces récits intemporels des histoires
plus contemporaines ou le malaise n’est pas moins présent.
Un recueil de nouvelles qui permet à son auteur de démontrer la
diversité de son inspiration, de marier des thèmes et des ambiances
très éloignés les uns des autres. L'imagination la plus loufoque se
mêle ici à une véritable angoisse face à la tragédie moderne."
"Nous savions qu’il était devant
nous. À une ou deux lieues vers le nord. Peut-être avait-il déjà
dépassé le fleuve et atteint les premières pentes des montagnes. Il
faisait froid. Quelques flocons de neige voletaient dans le ciel.
L’hiver était une nouvelle fois en avance. Il n’y avait que les
vieux pour évoquer une époque où les étés fleurissaient tardivement,
et où le bonheur de vivre l’emportait sur la nécessité de survivre...."
Christian Authier , L’Opinion indépendante du Sud-Ouest
«Ces neuf nouvelles nous décrivent le
basculement d’un monde à un autre, celui où la nécessité de survivre
l’emporte sur le bonheur de vivre. Satire sociale, science-fiction
ou contes absurdes, Monnier change les cordes de son arc pour mieux
viser la cible : un univers déshumanisé aux contours de géographie
européenne où l’homme n’a plus qu’une chose à abandonner, l’idée de
lui-même (…). Nous ne sommes pas très loin d’un meilleur des mondes
qui serait enfin débarrassé de cet incorrigible animal humain.»
Martine Laval , Télérama
«Aux
insondables questions "Et pourquoi on vit, et pourquoi on meurt?",
Alain Monnier rétorque par la dérision ou le vertige. (…)
C'est féroce et drôle, comme le texte final, Le discours
d'ouverture, une parodie décapante des allocutions en grande pompe…
qui se révèlent bien creuses. (…) Grotesque et salutaire !»
Jean
Védrines , Valeurs actuelles «En
nous détournant de la mort, nous nous ruinons, disent les histoires
rapides, simples, presque des fables, d’Alain Monnier, qui a le don
très rare aujourd’hui d’inventer des légendes modernes, de répondre
à nos terreurs obsédantes par des mythes nouveaux, originaux, des
créations foisonnantes et miraculeusement justes. (…) Depuis son
premier roman, Signé Parpot, Monnier suit la même ligne de crête
exigeante qu’un Julien Gracq.»