La presse en parle
                Quelques extraits de la presse

Duteurtre Benoît , Marianne (N° 468 du 08 avril 2006)
Givrée
« Dix-sept frigos
Dans l'Armoire volante, un film de Carlo Rim, un imbroglio macabre conduit Fernandel à entasser chez lui 16 armoires à glace du même modèle; la plus belle scène montre son appartement progressivement envahi par ces meubles, dans un subtil glissement du conte policier vers une fantaisie à la Marcel Aymé. Tel est un peu le fil conducteur du nouveau et délicieux roman d'Alain Monnier. Après avoir acheté un réfrigérateur qui ne marche pas, puis contacté le service clients, l'héroïne se trouve prise dans un enchaînement imprévu à l'issue duquel son appartement va héberger pas moins de 17 frigos. Cette folie douce fait la saveur d'un récit qu'on ne lâche pas jusqu'à la dernière page. On peut lire Givrée comme une fantaisie sur l'entreprise moderne et ses dérèglements kafkaïens, ses services d'assistance téléphonique qui ne peuvent rien résoudre, ses responsables irresponsables - le tout relayé par des chaînes de télé à l'affût d'actualités (Marie qui n'a rien demandé se voit soudain regardée comme une collectionneuse originale). Mais Alain Monnier sait également utiliser ce malentendu pour faire vivre pleinement son héroïne et regarder à la loupe les relations de Marie avec son entourage. Le ton de l'auteur, plein d'empathie pour ses personnages - ce qui n'empêche pas la cruauté -, sa façon de commenter les amours de Marie au milieu des frigos, tout cela donne à son roman un vrai relief, mélange subtil de réalisme social, de portrait féminin et de pure fantaisie. En lisant ces pages, on songe plus d'une fois que, si la littérature fait bien de retourner vers le réel pour échapper aux vains exercices d'écriture, c'est aussi grâce à une bonne dose d'imagination et de surréalisme que le roman social moderne - en vogue depuis Houellebecq - évitera de trop s'enfermer sur lui-même»

Sébastien Lapaque, Figaro Littéraire (30 mars 2006)
Givrée
« Un romancier qui fait froid dans le dos
...Tout l'art d'Alain Monnier est de laisser de côté les mots du sociologue ou du philosophe, pour le faire sentir avec des situations. Son écriture est claire et précise, avec de brusques changements de ton d'un grand effet comique. Les clins d'oeil qui pimentent le livre ne rompent jamais la narration. Les personnages de Givrée vivent, souffrent, s'aiment, s'interrogent. Ils ont une évidence qui les rend attachants. On les voit déjà en protagonistes d'un joli film à la française, avec une lumière qui rappellerait celle du Fabuleux destin d'Amélie Poulain... » Suite...

Guillaume Chérel, Le Point (6 avril 2006)
Givrée
« Alain Monnier, auteur toulousain discret (trop discret) de sept ouvrages (notamment la série «Parpot»), est un drôle d'oiseau. Ce docteur et ingénieur en énergie solaire n'a rien trouvé de mieux que d'écrire un roman intitulé «Givrée» pour son entrée chez Flammarion... Déjà, «Givrée» : quel drôle de titre ! Il s'agit de Marie, jeune femme aux prises avec son frigo, à peine acheté chez Kitch'Store et déjà en panne. Le SAV (service après vente) de Wirpale n'y peut rien. Pas plus que le réparateur de Dépan'vite. S'ensuit une accumulation de réfrigérateurs prêtés qui tombent en rade les uns après les autres. Au point d'attirer la curiosité de TLG (Télé Garonne), la télé locale. On l'aura compris, le ton de ce roman peu banal mêle ironie et sens de l'absurde. Sous couvert de légèreté, Monnier en dit beaucoup sur notre monde moderne, censé être celui de la communication. Alors qu'il est fondé essentiellement sur le mensonge et la marchandisation... »

Aude Lancelin, Le Nouvel Observateur (29 avril 2004)
Parpot le bienheureux
« Créateur d’un univers aussi singulier que cinglé, le romancier toulousain Alain Monnier publie «Parpot le bienheureux»...
...ce Toulousain de 50ans auteur de six romans incroyablement singuliers, déconcertants de drôlerie et de démence totale...
...Comble du culte, Monnier est un auteur culte pour auteurs cultes. Heureuse nouvelle toutefois, vous le trouverez aussi chez vos libraires » Suite...

Sabine Bernède, La dépêche du midi (21 mars 2004)
Parpot le bienheureux

«Bienheureux sont les lecteurs qui vont lire le nouveau livre d’Alain Monnier. Ils sont assuré de passer quelques heures délicieuses. L’écrivain toulousain s’est glissé dans la peau de Parpot, son personnage fétiche, pour questionner, cette fois, la religion.»

Philippe Muray, Le Figaro Magazine (7 septembre 2002)
SURVIVANCE, Les fargier (1895-2060)

« Cela dit, pour couper court à toute accusation de négativité, je veux noter d'emblée que j'ai lu au moins un très beau livre "de rentrée" : celui d'Alain Monnier, Survivance, publié chez Climats, qui raconte en détail de manière prodigieusement drôle et perverse, sur plusieurs générations, la montée de l'humanité vers le cauchemar du bonheur perpétuel et virtuel»

Vanessa Postec, Lire.fr
Les ombres d'Hannah
« Huis clos oppressant, Les ombres d'Hannah sont le roman d'un amour obscur et singulier. Celui d'un homme torturé mais lucide pour une femme retorse et passionnée. Servi par une écriture lumineuse, cet ouvrage ciselé renouvelle les thèmes éculés de la mort et de l'amour et consacre le talent d'Alain Monnier...»

Bernard Teulon Nouailles, L’Art-Vues
SURVIVANCE, Les fargier (1895-2060)

« Alain Monnier est ce qu’il est arrivé de mieux au petit monde littéraire de ces dix dernières années. Toutefois, si les deux Parpot, Côté jardin ou L’insoluble problème de la présence sur terre ne laissaient pas de surprendre, le dernier publié, Survivance, est un véritable chef d’œuvre d’inventivité et de synthèse, historique et formelle (…) Un livre trop riche pour qu’un simple compte-rendu puisse en résumer la substance et qui se situe dans la filiation d’un Faulkner complexifié, parce qu’il nous oblige à zapper d’une génération à une autre, renouant avec cette littérature de la discontinuité dont Barthes rappelait qu’elle faisait d’autant plus participer le lecteur.»

Delphine Peras, L’Événement du Jeudi.
Coté jardin
« On sort abasourdi et admiratif de ce livre écorché, terrifiant. Autant pour ce qu’il dit de la maladie et de la folie que pour sa construction magistrale à la faveur d’un suspense qui ne dit jamais son nom. (…) Ce roman époustouflant en remonte à bien des thrillers. »

Bertrand de Sainte Marie, Parution.com
SURVIVANCE, Les fargier (1895-2060)

« Alain Monnier a réussi dans l’humour ce que d’autres ont raté dans le cynisme. C’est pourquoi le lecteur pantois redoute déjà cet avenir monstrueux où la condition de mortel ne sera plus qu’un luxe…»

Charlotte Asper, Télérama.
Les ombres d'Hannah
« Torturé, inspiré, touchant, obsessionnel, détestable, lucide, Alain Monnier en remontrerait à bien des héros raciniens. L'histoire de cet amour ambigu, égaré dans le temps - imprécis - et dans l'espace - quelque part en Europe - brouille la piste du genre romanesque traditionnel et consacre Alain Monnier en tragédien hors classe. »

Sébastien Lapaque, Le Figaro littéraire.
Les ombres d'Hannah
« C’est un livre rare, aux résonances à la fois très anciennes et très modernes. (…) Le charme de cette fable est sa couleur antique. Seuls manquent les réponses du Coryphée et le murmure des Dieux. Telle est l’implacable morale de l’histoire : nos tragédies sont les tragédies d’un homme sans ailleurs. »

André Comte-Sponville, L’Express.
Un amour de Parpot
« Le dénouement, imprévisible, fait penser à Mary Higgins Clark en plus profond et à Dostoïevski en plus drôle. On a envie d’applaudir et de prier. J’ignore tout de l’auteur, sauf ceci : il vient d’écrire un livre improbable et réussi, à la fois émouvant et cocasse, original, aussi singulier qu’universel. »

Martine Laval, Télérama.
L'insoluble problème de la présence sur terre.
«Aux insondables questions "Et pourquoi on vit, et pourquoi on meurt?", Alain Monnier rétorque par la dérision ou le vertige. (…)
C'est féroce et drôle, comme le texte final, Le discours d'ouverture, une parodie décapante des allocutions en grande pompe… qui se révèlent bien creuses. (…) Grotesque et salutaire !
»

Jean Védrines, Valeurs actuelles.
L'insoluble problème de la présence sur terre.
«
En nous détournant de la mort, nous nous ruinons, disent les histoires rapides, simples, presque des fables, d’Alain Monnier, qui a le don très rare aujourd’hui d’inventer des légendes modernes, de répondre à nos terreurs obsédantes par des mythes nouveaux, originaux, des créations foisonnantes et miraculeusement justes. (…) Depuis son premier roman, Signé Parpot, Monnier suit la même ligne de crête exigeante qu’un Julien Gracq.»